En France aussi : la friche de l’Escalette

logo-EnFranceAussi« En France aussi » est un rendez-vous mensuel permettant de (re)découvrir la richesse et la beauté de la France. Vous pouvez retrouver toutes les participations sur la page Facebook.

Nous partons à la découverte des ruines, thème proposé par Alexandra d’Itinera Magica. J’ai hésité quelques instants pour savoir de quel site j’allais vous parler.

Finalement, j’ai décidé de vous faire découvrir la friche de l’Escalette, cette ruine que l’on peut apercevoir lorsqu’on se rend aux Goudes.

La friche de l’Escalette

Histoire

Tout le monde connaît les calanques, ce magnifique espace naturel. Il n’était pas aussi protégé autrefois. Effectivement, comme il était faiblement peuplé, à l’écart des villes et avec une activité agricole rare, une vingtaine d’usines s’y installèrent entre le XIXe et le XXe siècle.
Et pas n’importe quelles usines ! Elles étaient principalement destinées à la production du plomb, de la soude, du soufre, etc.

On a du mal à y croire, à présent. Cependant, quelques vestiges nous rappellent ce passé industriel. Des vestiges visibles, mais également invisibles telle que la pollution des sols et des eaux du rivage à ces endroits (au plomb ou à l’arsenic) puisqu’ils n’ont pas été dépollués.

L’usine de l’Escalette, traitant le plomb, fut créée vers 1851, par un dénommé Meunier.

L’ancienne usine de plomb de l’Escalette © Facebook Vieux Marseille (tirée du site Made in Marseille)

La proximité de la mer était un critère essentiel dans le choix d’implantation de ces usines. Les ports permettaient l’approvisionnement par mer des matières premières et enlèvement des produits finis.
L’usine aurait fermé en 1925.

Le port de l’Escalette. En plus de quelques bateaux, il abrite un restaurant, le petit port.

Durant la seconde guerre mondiale, une batterie militaire fut installée dans l’usine désaffectée.
Le site ne fut ouvert aux civils qu’à partir de 1947. Du fait des ravages de la guerre, les infrastructures étaient très endommagées.
Un dépôt de voitures et un stockage de bateaux s’y succédèrent.

En 2011, le galériste Eric Touchaleaume se porte acquéreur de la friche de l’Escalette afin d’y créer un parc de sculptures et d’architectures légères.

Renaissance

Ce projet a pris forme et la première exposition s’ouvre en 2016. C’est à ce moment, lors de l’exposition « Jean Prouvé, habitat tropical du Cameroun », que nous avons eu l’occasion de visiter le site.
Les expositions changent chaque année et il est donc possible de les visiter en prenant rendez-vous.

Lorsque nous avons sonné au portail le matin de notre rendez-vous, nous nous demandions si nous étions au bon endroit. Notre guide est venu nous ouvrir et nous a fait découvrir ce site devant lequel nous étions souvent passés sans avoir l’occasion de nous arrêter.

Et c’était parti pour la visite, fort agréable :

Une maison de Jean Prouvé occupait la place centrale. Elle s’accordait très bien au paysage.

Quelques sculptures étaient à admirer au détour de la visite

Belle vue sur le vallon et la mer depuis cette plateforme avec des traces de rails.

Je vous dis à la prochaine !

 

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