Publier son livre – 3

Vous avez terminé d’écrire votre histoire. Votre premier jet dans un premier temps et toutes les relectures et corrections dans un second.
Tout d’abord, félicitations d’être arrivé jusque là !

 

Vous avez à présent un manuscrit entre les mains (ou dans votre disque dur) et vous vous demandez « Qu’en faire, à présent ? »

 

Plusieurs options s’offrent à vous pour le publier, tenir le livre entre vos mains, le présenter à de futurs lecteurs. Tout dépend de ce que vous désirez. Vous pourrez avoir affaire :

  1. aux maisons d’édition avec un contrat à compte d’éditeur,
  2. aux maisons d’édition avec un contrat à compte d’auteur,
  3. à l’autoédition.

 

Chaque point sera traité dans un article.

 

Je tiens à signaler que cette série d’articles est essentiellement écrite pour les béotiens. Ceux qui connaissent le monde de l’édition n’y apprendront pas forcément de faits nouveaux. Toutefois, si vous avez des remarques, elles sont les bienvenues.

 

Aujourd’hui, nous nous pencherons sur

L’autoédition

 

Le choix de l’autoédition n’est pas (toujours) subi comme certains le pensent. Non, ce n’est pas parce que toutes les maisons d’édition ont refusé un manuscrit que son auteur l’autoédite. De plus en plus, c’est un choix délibéré. L’auteur souhaite garder son indépendance.

 

Généralités

Plusieurs solutions s’offrent à l’auteur qui désire s’autoéditer.

Il peut passer par les plateformes en ligne qui lui permettent une édition numérique et/ou papier. Dans le cas du papier, il s’agit d’impression à la demande, il n’y a donc aucune gestion des stocks à assurer.
Le choix ne manque pas : Amazon KDP (et Createspace), Kobo Writing life (Fnac), Librinova (Cultura), mais aussi TheBookEdition, Lulu, Bookelis, etc.

Mais ce n’est pas la seule manière de s’autoéditer !
Il est tout à fait possible de passer par la méthode classique : l’imprimeur du coin de la rue. Je connais des auteurs qui impriment leurs livres à quelques centaines d’exemplaires et écoulent leurs stocks avant de passer au livre suivant.

Chacun choisit la méthode qui lui convient et c’est justement l’avantage de l’autoédition !

 

Ne faites pas l’erreur !

L’erreur commise par les auteurs lorsqu’ils commencent à s’autoéditer est de croire que leur premier jet de manuscrit est publiable !!! Loin de là ! Il ne faut pas oublier de lire et relire le manuscrit pour l’améliorer, le corriger.

Dites-vous bien que si votre livre était sélectionné par une maison d’édition, il passerait par un remaniement éditorial. C’est le cas aussi en autoédition. Votre manuscrit doit être vu, revu et corrigé par quelqu’un d’autre que vous. Une personne qui aura du recul par rapport à ce que vous avez écrit, qui aura un œil neuf.

 

Ne restez pas seul

Dans le paragraphe précédent, il a été vu qu’il vaut mieux se faire seconder pour la correction de votre manuscrit. Ce n’est pas le seul point où une aide extérieure est utile : pensez à la couverture !
N’est pas graphiste qui veut ! Ce n’est pas parce que vous bidouillez sur Photosphop (ou tout autre logiciel de retouche d’image) que vous pouvez produire une couverture digne de ce nom. Or, la couverture est primordiale : c’est le premier contact que le lecteur aura avec votre livre.

 

Où trouver de l’aide ?

L’autoédition étant de plus en plus facile et devenant de plus en plus choisie, de l’aide peut-être trouvée en ligne grâce à des auteurs qui font partager leur expérience.

Faites une petite recherche Google et vous en trouverez de nombreux. Je peux vous inciter à visiter le site de Jacques Vandroux, fort riche de son expérience.

Je vous recommande également le billet de Chris Simon qui propose une sélection approuvée de 10 ebooks pour s’autoéditer et publier son premier livre.

Avec tout cela, vous êtes parés 🙂

 

 

Si jamais vous avez envie que je traite d’un sujet, laissez-moi un commentaire, j’y répondrai avec plaisir lors d’un prochain article.

 

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8 comments

  • Adeline

    J’ai quand même l’impression que pour s’autoéditer en version papier ça reste compliqué. Je suis allée voir Bookelis, c’est super ce qu’ils proposent, mais l’abonnement à 8€ par mois pour être distribué par Hachette, c’est beaucoup moins cool… Il faut vraiment avoir la garantie de vendre beaucoup de livres !

  • Sylvia Thayer

    Bonjour, j’ai auto édité mon premier roman à 300 exemplaires que je vends personnellement. Une librairie en Suisse m’en a vendu une vingtaine et moi environ 120. Maintenant j’aimerais le mettre sur amazone ou un site identique mais je ne sais pas comment faire, Pouvez-vous me donner un conseil? Merci

    • Florence

      Félicitations Sylvia pour votre premier roman.
      Si vous souhaitez le mettre à présent sur Amazon (ou équivalent), vous pouvez :
      – soit le faire faire en passant par un prestataire,
      – soit le faire vous-même en suivant, par exemple, les conseils qui peuvent être trouvés dans les livres recensés par Chris Simon (lien dans l’article).
      Bonne continuation

  • Sylvain Plourde

    Bonjour, j’ai enregistré une œuvre littéraire avec « l’office de le protection intellectuelle Canada » Est-ce suffisant ou, est-il nécessaire d’avoir un « isbn » ?
    Le travail est complété, je me suis autoédité (200 copies) et ma conjointe était en imprimerie, cependant je suis curieux à l’idée d’une publication numérique et je n’y connais rien dans ce domaine..
    Merci

  • Julia

    Merci pour votre article très complet ! 🙂 J’aide ma maman à publier son livre et nous sommes arrivées à cette étape justement, Nous nous posons beaucoup de questions sur l’impression du livre, quelle plateforme choisir etc. ? Nous sommes de Nice et nous avons vu qu’une entreprise pouvait s’en charger (https://www.pumbo.fr/imprimer-un-livre)
    autant utiliser le commerce local quand on le peut 😉 mais nous hésitons encore et sommes encore à la recherche d’autres témoignages. Merci en tout cas ! 🙂

    • Florence

      Bonjour Julia,
      Si vous souhaitez vendre ensuite le livre, n’oubliez pas les formalités administratives à accomplir.
      Quant à l’impression, il existe de nombreux imprimeurs. C’est à vous de voir ce que vous désirez : impression d’un stock, ou impression à la demande ? Impression via internet, ou avec un imprimeur local ?

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