« Trois Nuage au pays des nénuphars » de Nuage Rose

Voici le premier article d’une nouvelle rubrique. De manière irrégulière, je vous livrerai les chroniques des livres de partenaires.

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couv Trois nuages au pays des nénuphars 16mm corr MS.inddTitre : « trois Nuage au pays des nénuphars »

Auteur : Nuage Rose

Genre : Autobiographie

Editeur : Société des écrivains

Parution : 2012 –
ISBN : 9782748397628 – 250 pages

 

Extraits de la 4ème de couverture : « Années soixante… Le Viêt Nam, déjà scindé par la guerre d’Indochine, vit alors sous le feu américain. Opprimé par un régime totalitaire, prônant le fanatisme et le collectivisme aveugle, le Nord sombre désormais dans le chaos sanglant des bombardements. Plongées dans cette guerre, trois soeurs, trois Nuage, flottent, voient le monde, puis dérivent et survivent… […] Au gré de leurs exodes, Nuage Rose, la petite dernière, déroule la guerre, raconte son pays, leur vie au milieu des paysans; une survie que les Nuage, arrachées à leur mère, apprennent sous l’égide d’un grand-père maternel amoureux clandestin de la culture française et d’un père médecin, dévoué à ses blessés. […] »

 

Avis : Cette autobiographie se lit très facilement et je l’ai appréciée. Les évènements s’enchaînent avec fluidité. Nous prenons connaissance de ces trois sœurs, ces trois Nuage (Nuage Doré, Nuage Bleu et Nuage Rose) et nous nous y attachons aisément.

Nous découvrons le déroulement d’une enfance qui ne connaît que la guerre. Les horreurs sont présentes mais l’insouciance de cet âge également même si elle n’est pas suffisante. Nous comprenons que des blessures profondes, des craintes naissent de ces atrocités.

Ce passage, entre autres, m’a marquée « Nuage Rose se tourmentera d’une question, sans réussir à comprendre ce qu’elle a entendu un soir sur les ondes de la BBC murmurante : le président Richard Nixon, à son arrivée à la Maison Blanche, se recueille devant la tombe d’une petite fille juive, morte sous les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. on a dit qu’il avait même les larmes aux yeux en se rappelant les crimes atroces commis par les nazis. La petite fille qu’est Nuage Rose ne saura expliquer par les mots ce qu’elle a ressenti. Seulement, elle s’est sentie si triste ! »
En lisant le livre, la même interrogation est venue me tarauder l’esprit…

J’ai également apprécié de (re)découvrir la culture vietnamienne, si différente de notre culture occidentale : leur rapport à la souffrance physique, leur code de l’honneur, etc. Il est impressionnant de voir jusqu’à quel point une enfant telle que Nuage Rose supporte la douleur…
Et pour terminer, j’aimerais ajouter que leur amour familial fait chaud au cœur.

 

Autres chroniques :
« Loeuk… Tchong Kraoy : La dernière fois » de Phiseth Srun
« Des raisins trop verts… » d’Anne M.G. Lauwaert
« Aberfan project – La prophétie de Chartres » d’Eric Chesneau

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