Autobiographie ? Autofiction ?

writing-440263_1280Une lectrice du blog m’a fait part de son interrogation à propos de l’ouvrage qu’elle avait rédigé :

« Dans quel cas utiliser les termes d’autofiction, d’autobiographie, de témoignage ou d’histoire de vie ? »

Je vais tenter de l’éclairer sur ce sujet en voyant les caractéristiques des termes. Elle pourra ainsi voir lequel se rapproche le plus de son écrit.

 

L’autobiographie

Ce mot a été créé au début du XIXe siècle, pour désigner un genre littéraire. Il vient de trois mots grecs : autos (soi-même), bios (vie) et graphein (écrire). Il s’agit donc d‘un récit que fait une personne de sa propre vie.

Le récit est rétrospectif. Les verbes sont conjugués au passé ou au présent (par exemple pour un regard que l’auteur adulte peut porter sur lui-même enfant).

Le récit est écrit à la première personne (je), l’auteur et le personnage principal étant une même et seule personne.

L’autobiographie est généralement en prose mais il en existe en vers.

 

Les mémoires

Il s’agit d’une forme voisine de l’autobiographie. Le narrateur est un personnage public qui retrace les évènements historiques auxquels il a assisté ou pris part.

 

L’autoportrait

C’est encore une forme voisine de l’autobiographie. La principale différence venant du fait que le récit des faits n’est pas suivi. L’ordre chronologique des évènements n’est pas respecté et le récit suit un ordre thématique ou logique.

 

Le journal intime

De nouveau une forme voisine de l’autobiographie. Toutefois, dans ce cas, le récit n’est pas rétrospectif car le narrateur raconte les faits au jour le jour.

 

Le roman autobiographie

Toujours une forme voisine de l’autobiographie. Cependant, le « je » autobiographique n’est pas assumé, remplacé par le « il » du personnage du roman.

 

L’autofiction

Ce néologisme est apparu en 1977 pour désigner un nouveau genre littéraire. Ce mot vient de « auto » : soi-même et de « fiction ». Il s’agit d’un croisement entre le récit réel de la vie de l’auteur et un récit fictif découlant de ces évènements.

Dans ce cas, les auteurs s’affranchissent du pacte autobiographique qu’ils nouent avec leurs lecteurs (concept forgé par Philippe Lejeune).

 

Le témoignage

D’après Elie Wiesel « Si les Grecs ont inventé la tragédie, les Romains la correspondance et la Renaissance le sonnet, notre génération a inventé un nouveau genre littéraire, le témoignage ».

Le récit est véridique, rédigé en prose et à la première personne. il décrit les souffrances physiques et morales endurées par un survivant qui endosse le rôle de témoin.

 

Le récit de vie et l’histoire de vie

Je termine cet article par ces deux termes très proches qui parlent de biographie. Je n’ai pas trouvé de caractéristiques particulières pour la littérature écrite, seulement pour la littérature orale. Dans ce cas, les deux supposent la collaboration entre deux personnes : celle qui parle de sa vie et celle qui l’écoute. Le récit de vie se limite exclusivement au témoignage du narrateur tandis que l’histoire de vie peut être complétée, enrichie par d’autres données (autres entretiens, données écrites, etc.)

 

Si jamais vous avez envie que je traite d’un sujet, laissez-moi un commentaire, j’y répondrai avec plaisir lors d’un prochain article.

 

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