Interview d’Elton Furratier

Régulièrement (idéalement une fois par mois, si je trouve le temps), j’interviewerai des auteurs, des entrepreneurs, des personnes qui ont fait quelque chose que je trouve de marquant.
Je commence cette série par Elton Furratier, auteur de « Mortels éthers » paru cet été chez IS Editions.

 

***

 

Bonjour Elton, « Mortels éthers » est le premier tome des aventures du Furet. Pouvez-vous nous parler un peu de lui ?
Il s’agit effectivement d’un premier roman. D’un premier roman édité mais, à proprement parler, de mon second roman écrit. Le tout premier n’a jamais vu le jour et une bonne partie de son intrigue a été phagocyté par « Mortels éthers ».
Plusieurs idées m’ont mené à l’écriture de « Mortels éthers ». La première d’entre elle était d’écrire sur Caen et la Normandie auxquelles j’attache une affectation toute particulière. Leur atmosphère et leur histoire m’inspirent fortement. Je les ai toujours trouvées bien plus sombres que l’image de lieu de villégiature parisienne qui, dans mon esprit, leur colle à la peau.
La seconde ligne directrice de ce roman était le point de vue particulier du narrateur. Elton Furratier est le frère romanesque du héros, Nelson. A ce titre, je me suis efforcé d’établir dans la narration le même jeu de connivences entre ces deux frères que celui que l’on retrouve, à moindre échelle, entre le docteur Watson et Sherlock Holmes.
Enfin, « Mortels éthers » est une enquête à part entière. Avec sa propre conclusion. Mais ce roman est aussi le premier tome d’une série. Le premier volet d’une énigme plus large qui est la principale motivation de Nelson Furratier et qui, je l’espère, tiendra le lecteur en haleine des prochains tomes.

 

Comment vous est venue cette première histoire ?
L’idée première de l’intrigue de « Mortels éthers » m’est venue lorsque je faisais des travaux dans ma maison. Je ne vais pas en dire trop, pour ne pas déflorer le sujet, mais le principe d’un message découvert au bout de plusieurs siècles, fortuitement et sous une bonne couche d’enduit, me plaisait. Je crois que beaucoup d’auteurs partent ainsi, à partir d’une idée basique. L’exemple le plus marquant qui m’a poussé à poursuivre ainsi dans l’écriture de « Mortels éthers » est « Le nom de la rose ». Umberto Eco voulait, avant tout, raconter l’histoire d’un meurtre de curé dans une abbaye.

 

Comment l’avez-vous écrite ? Quand avez-vous trouvé le temps de le faire ?
A vrai dire un peu n’importe quand. Il y a d’abord l’idée qui trotte en continu dans la tête. Puis la mise à plat sur le papier. En général, j’écris principalement à mes heures perdues : soit le matin avant d’aller travailler, soit pendant l’heure du déjeuner en semaine que je passe toujours seul à une terrasse de restaurant, soit le soir lorsque tout le monde est couché.

 

Et avez-vous un cadre, une mise en situation pour écrire ?
Je n’ai pas de cadre véritable. L’idée est formée bien avant le passage à l’acte d’écrire. Cependant, des moments se prêtent mieux que d’autres à l’écriture et c’est généralement le soir, avec du tabac et de l’alcool, que je suis le plus efficace et le plus débridé…

 

Vous avez la passion de l’écriture depuis longtemps ?
Depuis que je sais écrire…
Mais j’ai longtemps été persuadé de mon incapacité à concevoir une histoire qui tienne debout, à tenir sur la durée d’un roman. « Mortels éthers » m’a pris un an et demi, par exemple, avant d’aboutir au premier jet. Puis, pratiquement le même temps de corrections, de reprises, de modifications et de prises de tête. Sans compter les deux années avant, que j’ai consacrées à l’écriture de mon premier roman inabouti…
Pour moi, l’écriture romanesque est un processus long et difficile. Je pense que je ne pouvais pas y arriver plus jeune. Une certaine « maturation » de l’âme m’était nécessaire.

 

« Mortels éthers » étant le tome 1, cela veut dire que Le Furet est appelé à vivre d’autres aventures. Où en est-il ?
Comme je le disais précédemment, Nelson a une quête personnelle qui se déroule au fil des tomes successifs. Il y aura donc plusieurs tomes. Je ne sais pas encore exactement combien et tout dépend du succès rencontré par la série. Mais j’en envisage au moins 4 ou 5.
Pour le prochain tome, intitulé d’ores et déjà « Rompicapo », je suis en train de finaliser le premier jet. L’aventure se déroulera à Venise et mettra Le Furet aux prises de (presque) plus fort que lui.
Le troisième tome reviendra certainement en Normandie ; je suis déjà en train d’y réfléchir sérieusement.
Donc, le tome 2 devrait, si tout va bien, être édité courant 2014.

 

Merci Elton.
Pour information, « Mortels éthers » est disponible sur le site de IS Editions, toutes les bonnes librairies et les plateformes de vente en ligne telles que FNAC ou Amazon. 
 
 
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